Mon Théâtre – Marco Lippi

De et avec Marco Lippi
texte Marco Lippi, Daria Lippi, avec la collaboration de Juliette Salmon
mise en scène Daria Lippi, avec la collaboration de Juliette Salmon

Un jour Marco Lippi est tombé amoureux. Une étincelle a allumé le feu, la passion pour les mathématiques, qui ne l’a plus jamais quitté. Avec humour et poésie, Marco Lippi nous conduit dans le bois de la connaissance, où, sans tableau et sans filet, il plonge avec nous dans la beauté des mathématiques. Infini, puissance, éloge de l’inutile, un parcours sensible et politique pour goûter les mathématiques comme jamais.

” Maintenant nous devons dompter les idées vagues. Pour avancer, nous devons fixer les idées en définitions.

Marco Lippi est mathématicien, économiste et pédagogue. Professeur de mathématique et d’économétrie depuis 1966, il a publié de nombreux articles scientifiques dans les plus prestigieuses revues. Doyen de l’Université d’Économie de Modène, puis Président du Département de Sciences Économiques de l’Université La Sapienza à Rome, il est actuellement attaché de recherche à l’Einaudi Institute for Economics and Finance. Dans son enseignement il trace des ponts entre les arts et la mathématique, par exemple entre la théorie de la composition harmonique et celle des vecteurs complexes. Ses cours magistraux sont unanimement salués pour leur clarté et leur caractère passionné et théâtral.

Le spectacle a été créé à Bataville, siège de la FAA, au Festival des Antipodes 2018
Il a joué à
Castrignano dei Greci -Ogni casa é un teatro- Officine Teatrikes
EIEF, Roma

Extraits

Je m’étais inscrit à la Faculté d’Ingénierie de Rome, la Sapienza (la seule qui existait à ce moment-là). Si vous me demandez pourquoi, je dois vous répondre : par hasard ! Les étudiants d’ingénierie doivent étudier beaucoup de mathématiques et de physique, ce qui vous fait peut-être penser que j’étais très doué pour les sciences et pour les mathématiques en particulier, que j’étais peut-être ce genre d’enfant qui émerveillent les instituteurs et les adultes en résolvant en un instant des calculs qui nécessitent papier et stylo, ou en démontrant des théorèmes tous seuls. Rien de tout ça ! J’avais fait le Lycée Classique et j’étais un étudiant plutôt médiocre : « sans infamie ni gloire » avait-dit un de mes professeurs à ma mère. Et ça c’était en latin, matière principale au Lycée Classique, alors en mathématiques…

CLINT EASTWOOD

Les mathématiques vont jusqu’au bout, comme Clint Eastwood quand il arrive dans un village de pauvres paysans dans lequel une bande d’agitateurs sème la terreur, polluent les puits, empoisonnent le bétail. Il arrive : cela se fait, cela ne se fait pas, mettez ceux-ci en prison, libérez ceux-là, et à la fin du film il a rétablit la loi et l’ordre.
C’est exactement ce que font les mathématiques : distinguer, ordonner, régler.

FASCINATION DES NOMS

C’est en préparant ce spectacle que m’est revenue à l’esprit la fascination que j’avais à l’époque, et que j’ai encore je m’en rends compte, pour les noms des objets de la mathématiques, les théorèmes, les mathématiciens : ensembles ouverts et fermés, la frontière d’un ensemble, le point d’accumulation, le théorème de Bolzano-Weierstrass, le théorème de l’existence des zéros, les théorèmes de Rolle, de Cauchy, Cantor, Dedekind, Torricelli-Barrow, Zermelo, le lemme de Zorn… Un amour profond et intense, pour la vie.

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Laure Catherin