Daria Lippi, metteur en scène du spectacle, et Michele Cinque, réalisateur italien actuellement dans les salles européennes avec son documentaire Iuventa, s’associent pour créer une version cinématographique du spectacle, à la fois cohérente avec la matière déjà présente, et en même temps radicalement différente dans ses choix de montage, de rythme, de narration.

Tous les deux familiers à la caméra du site de Bataville (Daria Lippi Créatures, 2016, Michele Cinque Le chant des chaussures 2018), la volonté des artistes est d’exploiter les espaces incroyables qu’offre cet ancien site industriel. Forêts, étangs, toits des bâtiments, rues, canal, étages désaffectés, pièces suspendues dans les années 50 à 70, autant de décors naturels et industriels dans lesquels les partitions des acteurs se réinventent.

Dans le film, la figure de l’observateur, muni de jumelles, est le fil rouge de la poétique. Elle fait le lien entre les combats animaux filmés en nature et au télé-objectif comme pour un documentaire animalier, les textes, portés collectivement, les chants et les partitions chorégraphiques filmés partout sur le site.

Le film est actuellement en cours de montage par Piero Lassandro. 

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